MN : Pendant que vous négociiez l’acceptation de cette position avec Poloskov, vous a-t-il dit qu’il compte sur vous pour améliorer et intensifier ses relations avec la minorité hongroise ?
IP : Bien entendu. Ce sera l’une de mes tâches principales. Il est essentiel que les diverses composantes de la population de Subcarpatie – et donc aussi la minorité hongroise – puissent collaborer dans de bonnes conditions en vue de développer leur département. Et, permettez-moi de le souligner une fois de plus : l’Ukraine et la Hongrie doivent normaliser leurs relations – ce á quoi j’essaie de contribuer avec les moyens dont je dispose. Il est important de savoir que l’administration publique ukrainienne a été renouvelée au premier janvier ; les possibilités qu’ouvre ce renouvellement doivent être exploitées au mieux par les hongrois de Subcarpatie, et je m’efforcerai, depuis l’administration départementale, d’y contribuer de mon côté, de concert avec mes collègues issus d’autres ethnies. C’est une tâche á laquelle d’autres aussi feraient bien de s’atteler, au lieu de critiquer.
MN : La complication des relation magyaro-ukrainiennes a commencé en 2017, lors de l’adoption de la loi ukrainienne sur l’Éducation ; par la suite, la situation s’est encore détériorée, lorsque, il y a un an et demi, la loi ukrainienne sur la Langue – âprement critiquée par les minorités ethniques – est entrée en vigueur. Contre cette dernière, les organisations hongroises de Subcarpatie ont, elles aussi, protesté depuis la toute première heure, estimant qu’elle mettait fin á tous les droits linguistiques dont jouissaient jusque-lá les minorités ethniques. Que peut-on faire en vue de reconquérir ces droits ?















Szóljon hozzá!
Jelenleg csak a hozzászólások egy kis részét látja. Hozzászóláshoz és a további kommentek megtekintéséhez lépjen be, vagy regisztráljon!