Quant à Weronika Przebierała, elle affirme que
« tous les incidents de ce type doivent être condamnés au même degré, indifféremment de l’orientation des titres de presse qui sont victimes de telles pratiques. Personne ne doit voir remis en cause son droit au libre choix de ses sources d’information. Priver quelqu’un de ce droit – tout particulièrement pendant une campagne électorale – constitue un incident des plus dangereux. D’après les informations dont nous disposons, il semble, de plus, que l’auteur de ces actes s’estimait assez compétent pour décider du vrai et du faux, comme en témoignent les qualificatifs méprisants dont il a gratifié les sites vandalisés. »
Des fautes d’une gravité toute particulière au plus fort de la bataille électorale
L’observatrice polonaise a aussi condamné les activités des inconnus qui, mercredi, ont piraté le site du Fidesz, rendant ainsi, au plus fort de la bataille électorale, inaccessible l’un des principaux canaux de communication du parti au pouvoir, « ce qui représente, là aussi, une ingérence grave dans le processus électoral : plus l’échéance s’approche, plus il est grave de priver les électeurs de possibilités d’information. Il est bien évident que la campagne est pour les électeurs d’une grande importance dans la formation de leurs choix. »
D’après une nouvelle datant de jeudi, la mission d’observation électorale hongroise de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) aurait reçu le renfort de plusieurs délégués issus de la gauche libérale. Pour Przebierała,
« L’OSCE est une organisation internationalement reconnue, dont l’une des tâches consiste à émettre des rapports récapitulant les constatations auxquelles, dans le monde entier, procèdent ses missions d’observateurs électoraux envoyées dans tel ou tel pays. Le fait que cette délégation compte à présent plus de membres n’est pas négatif en soi. En revanche, le rapport intérimaire de l’OSCE sur la Hongrie a déjà suscité la perplexité, du fait que ses auteurs se basent souvent sur des sources qu’ils ne nomment pas, ou reprennent telles quelles – chose qui les rend extrêmement suspects – les opinions de tel ou tel parti politique dans leurs critiques du système électoral hongrois. Il y a, à mon avis, une règle de base, qui est de ne jamais oublier l’essentiel de la tâche d’un observateur électoral, qui implique avant toute chose une lourde responsabilité : celle de conforter la stabilité des institutions démocratiques, de bâtir la confiance des électeurs dans les processus électoraux de leur pays et de contribuer à mettre un terme aux abus commis lors des scrutins. »
















Szóljon hozzá!
Jelenleg csak a hozzászólások egy kis részét látja. Hozzászóláshoz és a további kommentek megtekintéséhez lépjen be, vagy regisztráljon!