La partie adverse, ignorée
– « Les responsables [du camp pro-gouvernemental] ont soit rejeté les demandes d’interview que nous leur avons adressées, soit les ont laissées sans réponse » – telle était déjà la réponse que Christoph Jumpelt, porte-parole de la chaîne Deutsche Welle du service public allemand, avait donnée à Magyar Nemzet, quand nous lui demandions pourquoi leur reportage sur Budapest ne donnait la parole qu’à des politiciens de l’opposition, et à des intervenants partageant l’opinion de ces derniers. Cependant, quand nous lui avons demandé qui étaient ces responsables contactés par ses collègues, il n’a pas répondu à la question. (Le reportage, à aucun moment de ses plus de quatre minutes, ne mentionne le fait que des représentants des partis de gouvernement auraient été contactés.)
– « Notre reportage s’adresse à notre public international, et non spécifiquement à celui de telle ou telle région du monde. C’est pourquoi il présente son sujet de façon à le rendre compréhensible pour tout public, y compris pour un public dénué de connaissances préalables. Notre reportage reflète des faits, et montre des personnes disposant d’informations sur ce projet [immobilier] » – nous a répondu Jumpelt, prenant la défense de son enseigne ; il a aussi réagi avec perplexité à nos questions quand nous lui avons demandé si sa chaîne comptait lancer une enquête interne sur ce reportage tendancieux et ses dialogues mis en scène à l’avance, ou si ce reportage serait soumis à un contrôle de qualité ultérieur.
Ce reportage sur le Quartier du Château ayant donné le ton, DW se prépare – selon des informations apparues dans la presse – à lancer en avril des émissions régulières en Hongrie, quoique pas sous la forme d’une chaîne traditionnelle. Son porte-parole nous a confirmé cette information : des contenus seront proposés sur YouTube et sur les réseaux sociaux. Il s’est en revanche abstenu de confirmer nos hypothèses lorsque nous lui avons demandé si – comme l’ont affirmé certains articles de presse – le partage et la diffusion en Hongrie de ces contenus seraient entre autres confiés à des titres de la presse de gauche libérale hongroise comme les sites 24.hu, Hvg.hu, Telex et la chaîne de télévision ATV ; pour citer sa réponse : « certains médias hongrois » seront impliqués – les tractations étant encore en cours.
















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