L’année dernière nous a apporté une crise d’un type nouveau : l’épidémie de Covid-19, telle un ouragan, a tout balayé sur son passage, d’un bout à l’autre du monde. La direction de l’Union, telle un golem déchaîné, enchaîne les échecs. Pour commencer, les institutions européennes ont sous-estimé la menace et la vitesse à laquelle l’épidémie se répand. L’année dernière, on a découvert que l’une des régions les plus développées du monde n’était pas capable de se doter d’articles de première nécessité, comme les masques, les gants en plastiques et les respirateurs artificiels. Les pays les plus riches du club se sont empressés de faire main basse sur ces produits par la surenchère, en privant ainsi des États membres plus pauvres, mais plus rapides.
Puis a commencé la course au vaccin. En Europe, en Amérique, en Russie et en Chine, des scientifiques, des centres de recherche et des compagnies pharmaceutiques se sont lancés dans la recherche. Dès l’arrivée des premiers résultats, on aurait pu légitimement penser que l’Europe serait parmi les vainqueurs, étant donné que les recherches les plus rapides et les plus prometteuses étaient américaines, britanniques et européennes. Le golem de l’Union voulait bien entendu accaparer ce succès. Les bureaucrates ont décrété que si c’étaient eux qui négociaient avec les sociétés pharmaceutiques, ils pourraient organiser un approvisionnement plus rapide et en plus grande quantité, car enfin, un marché de cinq cents millions de consommateur séduit davantage les fabricants que celui de tel ou tel État-nation.
















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