– Cette année, le Diákhitel Központ a fêté son 20ième anniversaire : quel est son bilan ? En vingt ans, le prêt étudiant a-t-il facilité les études de beaucoup de jeunes ?
– Depuis la fondation du Centre, plus de 500 000 étudiants ont eu recours à l’une ou l’autre de nos offres de crédit. J’ai moi-même été, en 2001, l’un des premiers clients du Centre, et ce prêt étudiant est l’une des circonstances favorables qui m’ont permis de fréquenter une faculté de droit en Allemagne. Au début des années 2000, on a assisté à un bond en avant : le prêt étudiant était encore une nouveauté, et la situation financière de la grande majorité des familles était encore bien plus difficile qu’à l’heure actuelle – surtout entre 2002 et 2010. C’est pendant cette période que les intérêts prélevés sur les prêts étudiant ont été les plus élevés. Depuis 2010, en revanche, les intérêts ont constamment décru, jusqu’à atteindre leur niveau actuel – historiquement le plus bas – de 1,99%.
– Existe-t-il à l’étranger des exemples de système de prêt étudiant comparables au système hongrois ? Ou peut-on dire que la Hongrie est en avance quand il s’agit de faciliter les études des jeunes ?
– On peut le dire, sans fausse modestie : le modèle hongrois est absolument unique. C’est le premier gouvernement Orbán qui a créé le système du prêt étudiant hongrois en 2001, en s’appuyant sur l’expertise du créateur du système britannique, alors présent en Hongrie, et qui, il y a quelques années, a déclaré qu’aucun système de prêt étudiant au monde ne fonctionne aussi bien que le système hongrois. A titre d’épouvantail, on présente toujours le cas des Etats-Unis, où, l’accès à l’enseignement supérieur étant très cher, les étudiants contractent des prêts d’un montant astronomique auprès d’instituts de crédit guidés par la recherche du profit, qui proposent des conditions très différentes, et prélèvent des intérêts élevés. Quand la carrière d’un étudiant ne se déroule pas conformément à ses espoirs, c’est une famille tout entière qui peut être ruinée par cette dette dérivant d’un prêt étudiant. Même en Europe, il y a plusieurs pays où des instituts de crédit guidés par la recherche du profit, voire des banques d’Etat, proposent des prêts étudiant à des conditions bien plus dures. En Slovaquie, par exemple, les étudiants contractent des prêts en euro, aux intérêts plus élevés que ceux des prêts en forint des étudiants hongrois. Le système hongrois suscite l’intérêt des pays du V4, mais aussi celui de la Croatie et d’autres Etats-membres de l’Union, car nous proposons des conditions favorables sur l’ensemble du spectre de l’enseignement. On ne trouve nulle part ailleurs un système fonctionnant aussi bien, qui plus est couplé à des aides aux familles.
– En tant que directeur du Centre, comment voyez-vous la situation des jeunes d’aujourd’hui ? Quels sont les plus importants des paramètres que vous gardez à l’œil dans le cadre de votre travail ?
– Ce que je vois, c’est qu’on n’a jamais été aussi heureux en tant que jeune en Hongrie – et peut-être dans l’Union européenne tout entière : aujourd’hui, n’importe quel étudiant peut étudier la matière de son choix dans le pays de son choix. En Hongrie, il n’a jamais existé, à la disposition des étudiants, autant de types de bourses qu’à l’heure actuelle, ni de bourses d’un tel montant. La poursuite des études n’a jamais été soutenue par des prêts étudiant d’un spectre aussi large, ni avec des conditions aussi favorables que celles du système actuel. La Hongrie n’a jamais mis en place une gamme aussi large qu’aujourd’hui d’aides aux familles et de réductions fiscales pour favoriser l’insertion des jeunes sur le marché du travail, l’accès au domicile privatif et la fondation d’une famille. N’oublions pas qu’il est aussi possible de recourir au produit Diákhitel1 en vue d’étudier à l’étranger – du moins, au sein de l’Espace économique européen. De plus, les hongrois binationaux vivant à l’extérieur des frontière de la Hongrie actuelle ont aussi accès à ces prêts étudiant, et peuvent profiter des avantages de Diákhitel1. L’objectif est le suivant : même quand les jeunes quittent le pays pour étudier et travailler à l’étranger, nous voulons qu’ils y reviennent pour fonder leur famille. Les statistiques nous montrent que cette remigration est en cours : les salaires en hausse, l’amélioration constante des conditions de vie et les aides aux familles incitent les jeunes à revenir au pays. J’ai moi-même vécu neuf ans à l’étranger, j’y ai élevé des enfants, mon épouse et moi-même en sommes revenus riches d’expériences utiles, mais nous sommes contents d’être revenus chez nous, de travailler chez nous, de pouvoir vivre au plus près de nos familles et de nos amis. Pragmatiquement, il est utile que les jeunes fassent l’expérience de la vie à l’étranger, et, riches de cette expérience qu’ils rapatrient en même temps qu’eux-mêmes, se lancent dans une carrière en Hongrie. Si le Diákhitel Központ peut y contribuer, c’est une bonne chose, et j’espère que cela continuera en 2022.
Photo: Péter Magyar, PDG du Student Loan Center (Világgazdaság / Simon Móricz-Sabján)
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