A vrai dire, l’avance prise sur la Hongrie, la Pologne l’a acquise d’un seul bond, en une seule année, du fait qu’elle a réussi à rester en croissance (de 2,8%) même en 2009, tandis que, chez nous, on enregistrait une récession économique significative (de –6,6%). Suivant 1990, l’économie polonaise a commencé par rattraper d’abord à petits pas, au fil de longues années, le désavantage historique dont elle pâtissait en comparaison de la Hongrie. Après 2006, elle s’est mise à faire de plus grands pas, après quoi, en 2009, elle a réduit la distance en une seule année, d’un seul bond de géant (de 9% de différentiel de croissance). A partir de 2012, grâce à la mise en place d’une politique économique hongroise couronnée de succès, nous avons été au coude-à-coude ; en 2019, nous avions même à nouveau dépassé nos amis polonais. Après quoi, au cours de la crise de 2020–2021, ils ont obtenu des résultats légèrement meilleurs que les nôtres, si bien qu’à l’heure actuelle, ce sont eux qui ont pris de l’avance.
Il est important de remarquer que la performance polonaise de 1991–2020 – clairement meilleure que la nôtre – est essentiellement liée aux années 2006–2020 – en d’autres termes : que c’est, en gros, au cours d’une seule moitié de cette période de trois décennies que se sont accumulés les deux tiers de cette avance. L’avantage total des Polonais sur le rattrapage hongrois étant de 19,1%, près de la moitié de ce chiffre (8,3%) est à mettre en rapport avec les années 2007–2010, et avec l’excellente gestion de crise polonaise de 2009. Cependant, les fondations d’une telle réussite – bien que survenue dans un cours laps de temps – n’ont pas pu être posées en une seule année : sa préparation a requis une plus longue durée ; et ce qui rend cette dernière possible ne peut pas être une cause unique, mais un modèle de développement tout entier.
















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