Mais, du côté de la gauche libérale, Ceglédi n’est pas le seul à se sentir incapable de laisser passer sans mot dire le numéro de Márki-Zay. Là encore sur Facebook, Hont András a fait savoir qu’il commençait à éprouver un véritable malaise du fait des déclarations de Márki-Zay. Pour citer son statut :
« Et voici venue l’habituelle vidéo dominicale, d’où il ressort que MZP [sigle par lequel il est désormais courant de désigner Péter Márki-Zay en Hongrie – n.d.t.] tient la liste des juifs du FIDESZ. Il l’a dit mot pour mot : ‘le fait est que le FIDESZ compte quelques juifs dans ses rangs, quoiqu’ils ne soient pas très nombreux’. Du coup, son prochain décompte concernera qui ? »
C’est, en effet, ce qu’a déclaré Péter Márki-Zay dans son habituelle vidéo du dimanche soir. Le candidat de la gauche au poste de Premier ministre s’efforçait par là de réagir aux accusations d’antisémitisme dont il fait l’objet, mais ses explications se sont embourbées : il s’en est à nouveau pris aux Juifs.
Comme on le sait, László Bernát Veszprémy, qui publie aussi dans Mandiner, dans un article publié par le Times of Israel, énumérait, entre autres, tous les politiciens antisémites avec lesquels Péter Márki-Zay s’est fait prendre en photo et a collaboré par le passé. La liste est longue : on le voit par exemple en compagnie de Tamás Sneider, ancien skinhead et ancien président du Jobbik. Sa campagne a reçu le soutien de Barna Csibi. Mais il a aussi pris la défense de László Bíró et de Lajos Rig, tous deux membres, eux aussi, du Jobbik (après la publication de cet article, sur les réseaux sociaux, László Bernát Veszprémy a fait – lui ainsi que sa famille – l’objet de menaces de mort.)
« – Figurez-vous que, dans un journal israélien, un menteur qui milite de toute évidence pour le FIDESZ a tenté de me faire passer pour un antisémite. »
– a déclaré, pour seule réaction à tout cela, le candidat de la gauche unie au poste de Premier ministre, dans son live du dimanche soir.
Márki-Zay a ensuite affirmé que ce qu’il reproche en général aux hommes du FIDESZ, c’est leur « banditisme », et non leurs orientations sexuelles ou leurs origines, avant de déclarer que « le fait est que le FIDESZ compte quelques juifs dans ses rangs, quoiqu’ils ne soient pas très nombreux ; personnellement, j’en connais un – et c’est un homme pour lequel j’ai beaucoup d’estime ».
















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