Jeudi, c’est Origo.hu qui a porté à la connaissance du public de nouveaux détails de l’affaire : en Hongrie, la société Pannónia Nyomda Kft aurait jusqu’à présent obtenu des marchés publics d’une valeur totale de 168 millions de forints. Parallèlement au jackpot des subventions européennes, la chance lui aurait donc aussi souri dans le domaine des marchés publics. La plupart de ces marchés (trois en tout) ont été accordés par la municipalité du IXe arrondissement de Budapest, au titre des travaux d’impression du journal municipal destiné aux habitants de l’arrondissement, intitulé Ferencváros [quartier historique de Budapest correspondant à cet arrondissement – n.d.t.]. D’après l’article d’Origó, l’un de ces marchés publics a impliqué un autre membre du réseau : l’offre concurrente à celle de Pannónia Nyomda a justement été présentée par la société Mondat Kft. Sauf qu’il y a eu de petits problèmes : cette dernière, dans son dossier de candidature, déclarait simultanément ne pas avoir recours à des sous-traitants et… y avoir recours. Lors d’un autre appel d’offres, en 2013, Pannónia Nyomda a soumis une candidature en tandem avec la société Archidesign Kkt, et le tandem a remporté le marché face à deux concurrents dont l’un (Visualia Kkt) était lié à Archidesign, tandis que l’autre (Bunt 24 Kft) était lié à la société Pannónia Nyomda elle-même. – Tout cela montre – conclut Origó – que les sociétés en question ont facilement pu se concerter dans leurs soumissions, de façon à ce que les conditions les plus avantageuses soient celles proposées par le tandem Pannónia-Archidesign.
Que sait-on pour l’instant du scandale entourant Katalin Cseh ?
C’est qu’une personnalité de la gauche hongroise et son entourage auraient touché des aides de l’UE à hauteur de plusieurs milliards de forints.
Origó a d’ailleurs porté ces affaires à la connaissance de l’Office de la Concurrence (Gazdasági Versenyhivatal), qui a lancé une enquête à leur sujet. Sur ces entrefaites, István Tényi a lui aussi dénoncé les sociétés liées à l’entourage de Katalin Cseh auprès du Parquet Général (Központi Nyomozó Ügyészség), les soupçonnant d’une évasion fiscale créatrice de graves préjudices matériels à l’occasion de l’encaissement de ces milliards de forints d’aides.
Ces derniers jours, Katalin Cseh a plusieurs fois réagi au scandale qui vient d’éclater, l’une de ces déclarations consistant à affirmer – en contradiction flagrante avec les faits – que sa carrière politique n’a pas coïncidé dans le temps avec son mandat d’administrateur de société. Le dossier administratif de la société lui inflige cependant un déni cinglant : dès 2015, Katalin Cseh faisait partie des membres fondateurs du Momentum, dont elle intègre la direction collégiale en 2017. Or son mandat d’administrateur de l’imprimerie susmentionnée n’a pris fin qu’en janvier 2018.
L’affaire est d’autant plus piquante que, pendant que ce réseau de sociétés empochait des milliards en aides européennes, Katalin Cseh et son parti, depuis des années, faisaient pression pour que l’UE suspende le versement des aides européennes dues à la Hongrie – allant même jusqu’à faire campagne pour « qu’on donne aux pauvres » les fonds alloués par l’UE.
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