– « Le cœur du débat juridique est, depuis des décennies, de savoir si le droit de l’UE prévaut ou non sur le droit national. Il est bien évident que lorsqu’il s’agit de compétences communes, c’est-à-dire de prérogatives de l’Union – donc lorsque les États-membres ont transféré certains aspects de leur souveraineté à l’UE –, alors, c’est le droit de cette dernière qui prévaut. Mais dans les domaines où c’est à chacun des 27 États-membres souverains de décider souverainement de ses affaires selon son bon vouloir, il ne peut pas être question de primauté du droit européen, en l’absence de compétences, c’est-à-dire de prérogatives.
Cette dernière période – de plus ou moins une décennie – nous a permis d’assister à Bruxelles au développement de velléités impérialistes d’une grande agressivité.
Trois pays européens – à l’histoire et aux systèmes juridiques bien différents – sont déjà entrés dans un même conflit avec Bruxelles – et je n’ai même pas encore évoqué la Hongrie. Il me semble que les constructeurs d’empires de Bruxelles sont en train de démolir méthodiquement l’UE. »
– Ces derniers jours, on a pu lire à plusieurs reprises dans la presse le terme « polexit », renvoyant au fait que la Pologne, par la décision qu’elle vient de prendre, s’est de facto séparée du droit européen, faisant ainsi un pas de plus vers une éventuelle sortie de l’Union européenne. Ne serait-ce pas une exagération ?
– « Pendant les décennies de conflits à répétition opposant l’UE à la Grande Bretagne, tout le monde parlait déjà d’exagération en réponse à ceux qui prévenaient de la possibilité d’un départ des Britanniques – qui s’est finalement bel et bien produit. Ce ne sont pas les Polonais qui se séparent du droit européen : on voit au contraire Bruxelles pousser méthodiquement la Pologne vers la porte. Il me semble que, si Bruxelles campe sur ses positions, c’est parce que les eurocrates se bercent de l’illusion qu’il n’y aura de toute façon jamais de ‘polexit’.
J’espère que les bureaucrates nichés au centre des institutions européennes vont enfin relire les traités fondateurs de l’UE, et se rendre compte que l’Union ne peut survivre et fonctionner que si ses règles sont respectées à Bruxelles comme ailleurs – et si Bruxelles cesse d’essayer d’arracher aux États-membres toujours plus de leviers de pouvoir. »
















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