La situation des fonds promis au titre du fonds de relance est donc indissociablement liée à ce bras-de-fer sur l’état de droit qui dure déjà depuis des années. Pour Bruxelles, la question de l’état de droit est d’une importance fondamentale, car c’est ce qui garantit à l’administration de l’Union la possibilité de s’immiscer dans des domaines de réglementation nationaux sur lesquels les traités de l’Union ne lui reconnaissent pas de prérogatives législatives directes, et sur lesquels le droit de l’Union n’a pas prise. A défaut de disposer d’une possibilité de réglementation centralisée au niveau de l’Union, l’invocation du respect des critères généraux de l’état de droit permet aux eurocrates d’exiger des pouvoirs législatifs et des gouvernements des Etats-membres le retouchage arbitraire de tous les textes régentant la vie de leurs propres sociétés dans un esprit non-conforme à la pensée hégémonique de la gauche libérale. Et les Etats-membres sont sommés de s’exécuter même en l’absence évidente de tout mandat en ce sens émanant d’une majorité électorale, ce qui va à l’encontre des principes de fonctionnement de la démocratie parlementaire.
C’est la raison pour laquelle le Parlement et le gouvernement légalement élus de la Hongrie, conscients de leur responsabilité envers les électeurs, ne cèdent pas à ces exigences, n’étant pas disposés à subordonner le mandat émanant d’une majorité des deux tiers à la volonté de Bruxelles, qui va à l’encontre de celle de cette majorité.
















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