– Il m’a semblé très important que ce livre sorte maintenant, au moment où le nombre des méfaits violents à l’encontre des femmes atteint des sommets en Europe. Je ne prétends pas que ce phénomène ait commencé en 2015, au moment de la crise des migrants, mais le grand nombre d’immigrés mâles arrivés à ce moment-là a évidemment contribué à la détérioration de la situation qu’on observe actuellement.
J’avais encore une autre raison de le faire : j’ai longtemps cru que le mouvement féministe #metoo, dont les racines sont aux Etats-Unis, en devenant mondial, allait aider ces femmes victimes de la violence. Or tel n’a pas été le cas. Pratiquement personne n’a osé s’exprimer contre les agissements des hommes issus de l’immigration.
En Europe, l’origine de ce phénomène n’a rien de mystérieux : c’est l’attitude générale envers les membres des minorités – quelles qu’elles soient –, qui fait que, comparés aux membres de la majorité, ils ne peuvent pratiquement jamais être mis devant leurs responsabilités. Ayant moi-même longtemps vécu en Europe, je connais très bien la situation des minorités qui y vivent, et cela, aussi, explique que le message de ce livre soit très important à mes yeux.
– A-t-il été difficile de collecter des données à l’appui de votre thèse ? En effet, les pays d’Europe occidentale n’ont de cesse de répéter qu’ils ne tiennent pas de statistiques ethniques ou confessionnelles des auteurs de délits violents.
– Dans la collecte des données, je me suis, moi aussi, heurtée à des murs, tout comme les journalistes et autres chercheurs. Cirons notamment la Belgique, l’Allemagne, la Suède, la Hollande ou la France. Effectivement, dans presque tous les cas, les autorités de ces pays vous répondent qu’il n’existe pas de statistiques en fonction du pays d’origine ou de l’appartenance confessionnelle. J’ai donc dû me montrer créative. Outre l’exploitation des moindres données fournies par les autorités européennes, j’ai parlé à des quantités de reporters, de journalistes, et j’ai rendu visite aux victimes elles-mêmes. Parmi les informateurs avec lesquels je me suis entretenue, il y a aussi des acteurs gouvernementaux, ainsi que des employés des forces de l’ordre habitués aux quartiers d’immigrés. Si je m’étais contentée des données fournies par les autorités, il est certain que je n’aurais vu le paysage que par le petit bout de la lorgnette.
















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