Un pays civilisé
Quant à Dalibor Roháč, cadre de l’American Enterprise Institute (AEI), il déclare que la Hongrie est, même pour les investisseurs étrangers, un terrain des plus sûrs. Pour lui, l’attention médiatique internationale qui se concentre sur la Hongrie n’implique pas que les acteurs de la vie économique devraient avoir des craintes concernant la sécurité de la propriété privée, la corruption ou la qualité de l’environnement juridique.
« – La Hongrie est membre à la fois de l’UE et de l’OTAN, et dépend fortement des investissements étrangers. Pour peu qu’on s’intéresse aux installations de grandes entreprises, ce qu’on voit, c’est que les plus grandes enseignes – comme Audi, Mercedes etc. – donnent du travail à des dizaines de milliers de hongrois. C’est donc une situation qui n’a rien à voir avec celle de la Russie. Ici, personne n’atterrit en prison, et le gouvernement ne confisque pas de grandes entreprises. Je pense donc que les investisseurs étrangers n’ont pas vraiment de raisons d’avoir peur. »
Pour Roháč, en Hongrie, la situation de départ est bien meilleure qu’en Bulgarie ou en Roumanie, et, pour l’Europe centre-orientale, la Hongrie est un pays très civilisé, où on peut faire confiance aux tribunaux et au respect des contrats.
Aveuglés par la haine
Andrej Nosko – dans une entrevue datant certainement de l’époque de la première ou de la deuxième vague de la pandémie – prend l’exemple des jugements portés sur la gestion de crise hongroise pour montrer comment le gouvernement se voit reprocher même les mesures de restriction qu’il a prises dans le contexte de la pandémie pour garantir la sécurité de la population.
« – Considérons, de bout en bout, l’histoire de la crise pandémique. […] La question du moment, c’est la fermeture des frontières : on limite l’accès au territoire des non-citoyens et des étrangers qui ne disposent pas d’une adresse officielle en Hongrie. Et les jugements portés sur cette décision dépendent principalement de la situation de leur auteur – selon qu’il appartienne au camp gouvernemental ou au camp adverse. De tous les jugements que je lis et vois passer, à en juger par leur contenu, rares sont ceux qui placent vraiment ces mesures sous la loupe, pour essayer de déterminer la mesure dans laquelle elles permettent de lutter contre la pandémie, ou leurs conséquences aussi bien sanitaires qu’économiques. Tout cela se ramène le plus souvent à un raisonnement du type « c’est une mauvaise mesure parce qu’on déteste Orbán. »
















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