DR – En un mot comme en cent : je les considère comme d’énormes imbécillités. Par contre, je peux parfaitement comprendre que les Hongrois puissent s’enfoncer dans une certaine confusion devant les avalanches de critiques que déversent sur eux les réseaux d’ONG financées par George Soros, et les médias de gauche libérale acquis á l’idéologie de ces derniers, et lui fournissant en permanence leurs premières pages et l’attention de millions de lecteurs et d’auditeurs. Moi, en revanche, en tant que juif qui a combattu l’antisémitisme tout sa vie,j’ai une toute autre lecture de la Hongrie, et notamment du rapport du gouvernement hongrois á la culture juive.
MN– Mais pourquoi ce reproche nous est-il resservi encore et encore, s’il est dénué de tout fondement ?
DR – Quand il faut mettre en accusation un leader ou un gouvernement de droite du point de vue idéologique, il faut s’attendre á voir la gauche libérale tirer presque aussitôt de sa manche la carte de l’antisémitisme, et/ou celle du racisme. En Europe, on considère que coller á autrui l’étiquette « antisémite », c’est le sommet de l’arsenal dissuasif, alors qu’en Amérique, la même position est occupée par l’étiquette « raciste ». Or dans les débats idéologiques, la gauche aime bien prendre le dessus en taxant ses adversaires – et en général ceux qui ne lui plaisent pas – d’antisémitisme ou de racisme. L’ennui, c’est que cela conduit á démonétiser ces expressions. Aujourd’hui, nous en sommes arrivés au point où les actes véritablement antisémites n’impressionnent plus vraiment. Or cette banalisation de l’antisémitisme fait entrer dans le domaine du frivole un concept qui a été á l’origine de souffrances indicibles, non seulement pour ma famille á moi, mais aussi pour des millions d’autres personnes. Pour ne rien dire du fait que ces mêmes voix, si sonores quand il s’agit de taxer d’antisémitisme le gouvernement hongrois, participent á un lobbying tout aussi bruyant et résolu contre l’inscription á la liste des organisations terroristes d’un Hamas pourtant copain comme cochon avec le Hezbollah. Prendre la défense d’une organisation palestinienne de l’Islam radical, ce n’est pas de l’antisémitisme. Alors même que le Hamas ne fait absolument pas mystère de son antisémitisme. A les en croire, en revanche, les antisémites, ce seraient plutôt les Hongrois, ou du moins, le gouvernement hongrois. Ai-je bien entendu ?
















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