Lors de la conférence de paix de Paris, la Tchécoslovaquie, jouissant du plein soutien de l’Union soviétique, aurait même encore voulu obtenir de pouvoir déporter unilatéralement les quelques deux cent mille hongrois encore présents sur son territoire après la reslovaquisation et l’échange de populations, mais cette proposition se heurta à un véto américain. Pendant quelques temps, plusieurs milliers de hongrois sont restés internés dans des camps de travail slovaques – les historiens tchèques chiffrent leur nombre entre 30 000 et 40 000, tandis que les ligues d’allemands des Sudètes parlent d’un quart de million.
La prise de pouvoir communiste de février 1948 a été suivie d’une certaine détente. En vertu de la loi du 25 octobre 1948, la citoyenneté a été restituée aux ethniques hongrois qui acceptaient de prêter un serment de fidélité à l’État ; cependant, les déclarations de reslovaquisation obtenues sous la contrainte n’ont pas été annulées avant 1954.
Après la chute du communisme, l’annulation des décrets Beneš et la restitution des biens confisqués ne se sont pas retrouvées à l’ordre du jour de la Tchécoslovaquie, ni à celui des États tchèque et slovaque séparés à partir de 1993. Par décision du 20 septembre 2007, le Parlement slovaque a même établi que « les droits de propriété et autres découlant des décrets ne peuvent être remis en question, et ne sont susceptibles ni d’abrogation, ni de modification ».
Par un texte adopté le 3 décembre 2012, le Parlement hongrois a déclaré juger nécessaire une digne commémoration du sort des hongrois expulsés de Tchécoslovaquie et déportés en Hongrie en vertu des décrets Beneš.
















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