La gauche a lancé une offensive contre l’université chinoise. A l’en croire, son projet de campus à Budapest porterait gravement atteinte à la souveraineté de la Hongrie. La gauche parle d’espions chinois et de la diffusion d’enseignements communistes. En revanche, elle a tendance à ignorer que, dans le Classement mondial des universités QS, l’Université Fudan est au 34ème rang mondial des meilleurs établissements d’enseignement supérieur, et fait depuis longtemps partie du peloton de tête. C’est un fait bien connu dans le monde entier, et nombreux sont ceux qui vont donner des conférences à cette université basée à Shanghai : non seulement des scientifiques mondialement connus, mais aussi, entre autres, des gens pour qui les cercles de l’opposition hongroise ont un respect inconditionnel, les considérant comme des démocrates au-dessus de tout soupçon.
Ainsi, en juin 2009, une conférence y a été prononcée par nul autre que George Soros.
L’homme d’affaires américain d’origine hongroise s’était adressé aux enseignants et aux étudiants de l’Université Fudan, s’exprimant notamment sur la crise, expliquant que la sortie de crise de la Chine aurait un impact à la fois sur l’économie mondiale et sur les marchés financiers.
– « Je pense que l’influence de la Chine sur l’économie mondiale grandit plus vite que beaucoup ne le pensent » – avait-il déclaré.
Quant à Barack Obama, il s’est rendu en Chine en 2009, en tant que président des États-Unis. Il a été reçu par des dirigeants de l’Université Fudan lors de son passage à Shanghai. Il y a participé à un forum étudiant, auquel assistaient des étudiants de plusieurs établissements, dont l’Université Fudan.
– « C’est un grand honneur pour moi d’être ici à Shanghai et de m’adresser ouvertement à vous tous. J’aimerais remercier le président de l’Université Fudan pour son hospitalité et pour l’amabilité de son accueil. » – c’est par ces mots que Barack Obama avait remercié son auditoire. Dans son intervention, le président Obama avait qualifié la Chine de sublime. Il affirmait voir à Shanghai de ses propres yeux cette croissance qui avait étonné le monde entier. A propos de cette ville, il avait expliqué qu’elle avait une grande importance dans l’histoire des relations entre les États-Unis et la Chine. Il avait attiré l’attention sur le fait que des scientifiques américains et chinois collaboraient à de nouvelles recherches, menant à de nouvelles découvertes. Répondant aussi aux questions des étudiants, il avait exprimé l’espoir de voir beaucoup des étudiants présents se rendre un jour aux États-Unis.