Ce même fournisseur réclame à présent pour son gaz un prix majoré des deux tiers. Il y a quelques semaines, Karel Havlíček, ministre de l’Industrie et du Commerce, a annoncé des augmentations de tarif allant jusqu’à 50% pour l’électricité, et jusqu’à 70% pour le gaz.
En Autriche, où le marché de l’énergie a également été libéralisé, les particuliers s’attendent à une augmentation de 18% du prix de l’électricité, mais les consommateurs viennois ont obtenu de leur fournisseur la promesse de ne procéder cette année à aucune nouvelle augmentation.
En Hongrie, Magyar Nemzet a été le premier média rendant compte de la loi adoptée par le Parlement roumain en vue de geler pour cinq mois le montant des factures. En vertu de cette règle qui restera en vigueur jusqu’à la fin mai, la TVA applicable au prix de l’électricité et du gaz est réduite à 5%, tandis que les consommateurs vont bénéficier de compensations. Mais en parallèle, sur le marché de l’énergie libéralisé, le prix du chauffage urbain a doublé, tandis que divers fournisseurs secondaires du marché du gaz faisaient faillite, mettant ainsi en péril l’approvisionnement de ceux des clients qui ont opté pour le chauffage central privatif. Et, à moins que le gouvernement roumain ne prolonge ce gel des tarifs, à partir de mars, il faudra, chez notre voisin oriental, s’attendre à de nouvelles augmentations et à des suspensions d’approvisionnement pour cause d’impayés accumulés.
Or, sur les marchés internationaux, il semble que les pressions haussières soient destinées à se poursuivre un certain temps – sachant que la saison de chauffage ne prendra fin que dans deux ou trois mois. Comme nous l’avons récemment suggéré, cette année, c’est le pétrole qui risque de connaître une augmentation drastique : des 60$ qu’il coûtait en fin d’année dernière, le baril de Brent (qui fait autorité en Europe) est déjà passé à 80$, et pourrait atteindre la zone des 90-100$, dans le cas où le déficit d’offre devait se maintenir, voire s’aggraver. L’organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) a certes décidé, aujourd’hui même, d’augmenter en février la production de 400 000 barils/jour, en réaction à l’augmentation constante de la demande. Cette nouvelle n’a cependant pas infléchi le prix du Brent sur les marchés à terme.
















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