A la question de l’interrogé – que nous n’avons pas réussi à identifier – lui demandant « si on peut dire que la presse internationale, dans une certaine mesure, donne une image faussée de la réalité hongroise, parce qu’elle ne dispose pas d’informations correctes ? , Asbóth répond laconiquement
Oui, c’est bien ce qui se produit.
On se souvient que, dans une entretien par Skype précédemment évoquée par Magyar Nemzet, Andrej Nosko déclarait sans fausses pudeurs que la Hongrie et la Pologne sont victimes d’une campagne entachée de partialité et fondée sur des arguments controuvés, ou encore que des journalistes étrangers mal informés et influencés par les ONG donnent de notre pays une image distordue.
Pour Nosko, le fait qu’on mette la Hongrie et la Pologne dans le même sac et qu’on les condamne si souvent sans fondement est à mettre en rapport avec l’effondrement du niveau de qualité de la presse internationale, et avec la paresse intellectuelle que ne peut pas ne pas encourager le fait que, dans les médias mainstream, les principaux titres disposent de bien moins de correspondants étrangers que par le passé, et que ceux dont ils disposent encore sont, qui plus est, chargés de couvrir l’actualité de plusieurs pays.
– En conséquence de tout cela, il est très facile de s’en prendre à la Pologne et à la Hongrie, sans avoir à présenter de véritables arguments
– déclare Nosko.
Il voit aussi un problème dans le fait que beaucoup de correspondants étrangers ne parlent pas le hongrois, ce pourquoi ils ne peuvent, par exemple, pas converser avec le hongrois moyen, ni même lire les nouvelles locales, et doivent donc s’appuyer sur des sources secondaires – en l’occurrence, sur celles qui défendent les mêmes positions politiques qu’eux. C’est ce qui, pour Nosko, explique la distorsion des nouvelles portant sur le gouvernement hongrois.
Politique des « deux poids, deux mesures » et matériaux de propagande
Or il se trouve que ces sources secondaires produisent de fortes distorsions, concernant entre autres la légitimité du gouvernement hongrois. – avoue cet ancien directeur des OSF.
















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