Viktor Orbán : Le plus important, c’est la sécurité

– Le plus important, c’est la vie et la sécurité des Hongrois, y compris de ceux de Subcarpatie – a précisé Viktor Orbán dans un message vidéo enregistré à l’issue d’un conseil de gouvernement. Le Premier-ministre a aussi accordé une interview exclusive à l’hebdomadaire Mandiner, dans laquelle il aborde entre autres la coopération énergétique russo-hongroise, le début d’une nouvelle ère des politiques de sécurité et l’irresponsabilité des déclarations de la gauche.

MAGYAR NEMZET
2022. 03. 05. 11:49
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On ne peut pas faire payer aux familles le prix de la guerre

« – Si nous renoncions à notre coopération énergétique avec les Russes, en l’espace d’un seul mois, le budget énergétique de toutes les familles hongroises en serait triplé. Voilà pourquoi je ne suis pas en faveur d’une telle mesure : ce n’est pas aux familles hongroises de payer le prix de cette guerre » – confie Viktor Orbán à Mandiner.

« Les dirigeants de l’Union européenne ont eux aussi précisé que les sanctions de devront pas affecter les livraisons d’énergie en provenance de Russie, chose qui ruinerait l’économie européenne tout entière. »

A la question « D’où vient cette guerre ? », Viktor Orbán répond : « – Nous sommes pris en tenaille, sous le feu croisé d’acteurs géopolitiques majeurs : l’OTAN n’a de cesse de s’étendre vers l’est, ce qui était de moins en moins du goût de la Russie. Les Russes ont alors exprimé deux exigences : que l’Ukraine se déclare neutre, et que l’OTAN s’engage à ne pas accepter l’adhésion de l’Ukraine. Et, comme les Russes n’ont pas obtenu ces garanties de sécurité qu’ils demandaient, ils ont décidé de les extorquer au prix d’une guerre. Leur concept de politique de sécurité, c’est que la Russie, pour pouvoir se sentir en sûreté, doit être entourée d’une zone-tampon de pays neutres. »

« Comme les Russes disposent de la supériorité militaire, le début des négociations de paix n’est qu’une question de temps. »

« Le gouvernement condamne l’agression russe, mais la Hongrie prend le parti de la paix, raison pour laquelle nous avons proposé que les négociations de paix commencent à Budapest. »

Début d’une nouvelle ère des politiques militaires et de sécurité

Au passage, le chef du gouvernement a aussi déclaré que le déclenchement de cette guerre russo-ukrainienne a rendu évident le fait que la politique militaire et de sécurité de l’Europe doit être redéfinie sur de nouvelles bases : « L’Europe a besoin de disposer de sa propre puissance militaire, et d’une industrie d’armement digne de ce nom. – Nous ne pouvons pas dépendre exclusivement des Américains. »

« L’OTAN est un acquis de grande valeur, qui doit être conservé. Cependant, il existe un déséquilibre entre l’aile européenne et l’aile nord-américaine de l’alliance : les Américains investissent beaucoup plus que nous dans cette alliance. C’est cela qui doit changer : tout en conservant l’alliance américaine, nous devons nous rendre capables d’assurer par nos propres moyens la sécurité de l’Europe. »

« Le fondement de la stratégie américaine, c’est l’idée selon laquelle, quand on organise intelligemment sa politique militaire, les investissements militaires débouchent sur du développement économique, et sont susceptibles de transferts vers l’économie civile, pour peu qu’il se forme des canaux de circulation entre l’industrie d’armement et d’autres secteurs de l’économie ; à ce moment-là, le résultat final est un bond en avant économique et technologique dont tous profitent. – Quand on y réfléchit : la téléphonie mobile, la géolocalisation et Internet – voilà autant de résultats de recherches militaires, dont l’économie civile profite, elle aussi, considérablement. »

« J’ai d’ores et déjà abordé la question d’une coopération militaire franco-centre-européenne, avec Macron et avec des gouvernants d’Europe centrale. »

Le texte (hongrois) complet de cette interview accordée par Viktor Orbán peut être consulté ici.

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