Un soupçon de conflit d’intérêt est aussi apparu dans l’adoption par ce tribunal strasbourgeois d’une sentence défavorable á la Hongrie dans l’affaire de la loi slovaque sur la citoyenneté. Rappelons qu’il y a dix ans, le législatif slovaque a édicté une loi prescrivant que tout citoyen slovaque se voyant octroyer une autre citoyenneté perdra automatiquement sa citoyenneté slovaque, sans que cette loi ne ménage la moindre voie d’appel pour les administrés. Cette décision a été attaquée – entre autres – devant la CEDH, mais, le 4 juin 2013, ce tribunal a rejeté la plainte hongroise, évoquant pour ce faire principalement un défaut de compétence. Entre temps, on a appris
que le tribunal incluait dans sa composition des citoyens de la Slovaquie et de la Roumanie, mais aucun juge de citoyenneté ou d’ethnicité hongroise.
Parmi ces juges se trouvait le slovaque Jan Sikuta, par la suite promu á la présidence de la Cour Suprême de Slovaquie – peut-être pas par hasard – ajoute, répondant á nos questions, Zoltán Lomnici.
D’après Lomnici, ancien président de la Cour Suprême de Hongrie, la révision est maintenant incontournable : « Si toute la lumière n’est pas faite sur ces soupçons étayés de preuves, le résultat en serait hautement dommageable. Ce qui est en jeu, c’est l’honneur de la CEDH ! » – souligne Lomnici.
















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