Il est gravement problématique et paradoxal que l’Union, dans sa forme actuelle, tout en proclamant en permanence l’importance de la diversité, ne soit pas capable d’accepter la pluralité des régimes constitutionnels et juridiques de ses États membres, enracinés chacun dans une tradition différente. La communauté des Européens juxtapose divers modèles de démocratie, de même que les nations européennes diffèrent les unes des autres. La Ve République française ne ressemble pas á la République fédérale allemande, ce qui est bien naturel, étant donné que l’une est issue de la volonté du peuple français, et l’autre, de la volonté du peuple allemand. Les Italiens comme les Polonais, les Portugais comme les Hongrois ont le droit d’être différents les uns des autres. L’Union doit tendre vers la solidarité dans la diversité, car c’est á cette condition que son unité sera créatrice et bienfaitrice. Car la diversité n’est pas la malédiction de l’Europe, mais sa richesse.
Nous réclamons l’égalité et le respect des traités ! L’Union ne peut pas saper ses propres principes fondamentaux, et ne peut pas non plus les modifier selon les désidératas politiques de tel ou tel État membre. Par rapport aux traités fondateurs de l’Union, son droit budgétaire est d’un niveau juridique inférieur, et ne peut donc en aucun cas contourner, remplacer ou modifier les principes des traités. Le mécanisme de l’état de droit, dans sa forme actuelle, contourne les traités, et les « amende » pour ainsi dire – constituant, pour être précis, un amendement á l’article 7 du traité sur l’Union. Il faut donc l’affirmer bien clairement : le mécanisme prévu, en chargeant des États membres de veiller au respect du droit par des gouvernements, constitue déjá en soi un contournement du droit de l’Union, et met donc l’état de droit en péril.
















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