Éva Harangozó: Que pensez-vous de cette campagne que mène en permanence le Parlement européen contre la Pologne et la Hongrie ?
Nicolas Bay: En réalité, la procédure de l’article 7 engagée contre la Pologne et la Hongrie est une sorte de procès stalinien. C’est un procès totalement inéquitable, avec des motifs totalement illégitimes. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’il y a de plus en plus d’États-membres qui refusent ces dictats imposés par des fonctionnaires de Bruxelles, qui ne sont pas légitimes, et qui ne peuvent pas décider à la place des peuples. L’Europe est aujourd’hui affaiblie, fragilisée par ce fonctionnement des institutions européennes. Il faut en revenir à des coopérations libres entre les nations, ce qui implique qu’on accepte que chaque nation ait son histoire propre, sa sensibilité, sa singularité, son identité – qui doivent être préservées.
Éva Harangozó: Que pensez-vous de l’approche fédéraliste qui monte en puissance dans l’Union européenne et de la multiplication des empiètements sur les compétences nationales ?
Nicolas Bay: Je crois qu’aujourd’hui, nous sommes au-delà de la dérive fédéraliste ; il y a une volonté d’instaurer un pouvoir centralisé à Bruxelles, qui dépasserait le stade du fédéralisme. Il est plus nécessaire que jamais de mettre en œuvre une Europe démocratique. L’Europe ne peut pas donner des leçons de démocratie au monde entier en ayant elle-même une organisation aussi peu démocratique. Cela impose un rééquilibrage important, notamment des pouvoirs respectifs de la Commission et du Conseil. La Commission, ce sont 23 000 fonctionnaires et 27 commissaires européens, que personne n’a élu, qu’à peu près personne ne connaît – or ce sont eux qui ont le plus de pouvoir ! Il faut réformer, et redonner le pouvoir au Conseil, c’est-à-dire aux États-membres.
















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