Bien des décennies plus tard, au lendemain de graves cataclysmes historiques, on a assisté à la naissance de l’Union européenne, répondant à des objectifs politiques comparables à ceux de la tentative précédente, mais sur des bases spirituelles élargies, et couvrant un territoire dix fois plus vaste. Le but des deux formations est le même : organiser dans un État homogène la coexistence pacifique et prospère des peuples constitutifs. Après la Deuxième Guerre mondiale, on a vu apparaître de nombreuses synthèses historiques, sociologiques et d’histoire littéraire, qui semblaient confirmer l’intention de tirer un jour de l’Europe du charbon et de l’acier – puis de la CEE – une patrie européenne vivant dans les têtes et dans les âmes.
Parallèlement à l’axe franco-allemand (ou au-dessus de ce dernier), l’UE a créé un système institutionnel censé – dans la mesure où chaque État membre y dispose d’une représentation égale – garantir la protection des intérêts des « petits », et, en cas de conflit, la recherche de solutions de compromis. Or, après une courte lune de miel, au début du nouveau millénaire, on a vu croître les tensions opposant deux groupes : ceux qui souhaitent resserrer les liens unissant les États membres (les fédéralistes), et ceux souhaitant conserver le status quo (les souverainistes) ; le second groupe est principalement constitué des pays qui composaient précédemment la Double Monarchie, et sur la mémoire desquels pèse le souvenir de la période passé sous domination soviétique. Et le centre, accaparé par les politiciens de la gauche, au lieu de tenter de revenir à l’ancienne politique de compromis, se comporte d’une façon de plus en plus partiale et de plus en plus agressive à l’encontre des opinions qui ne lui plaisent pas. De nombreux signes laissent penser que les coryphées du super-État européen actuel et leurs institutions, tout en renforçant leurs propres positions, se soumettent à des influences financières américaines. Ils servent sans conditions les dictats des médias de masse et des réseaux sociaux mondiaux contrôlés par l’argent de Wall Street.
















Szóljon hozzá!
Jelenleg csak a hozzászólások egy kis részét látja. Hozzászóláshoz és a további kommentek megtekintéséhez lépjen be, vagy regisztráljon!