Il voit une mauvaise nouvelle, non seulement pour l’Allemagne, mais pour l’Europe tout entière, dans le fait que, ces dernières années, des fissures soient apparues dans la conséquence avec laquelle l’antisémitisme est combattu dans une Allemagne où, jusqu’alors, cette cause reposait sur un socle inébranlable.
« Et pourtant, auparavant, l’Allemagne avait pendant des décennies administré la preuve constante de son engagement en faveur des communautés juives d’Europe, s’était donné pour mission l’octroi d’un soutien sans limites à Israël et prenait en permanence position, avec beaucoup de conséquence, contre toutes les formes de l’antisémitisme.
Réagissant aux déclarations publiques récentes de Péter Márki-Zay, candidat de l’opposition de gauche à la fonction de Premier-ministre, Slomó Köves, dans sa lettre ouverte, a aussi posé quelques questions au chancelier allemand, dont la coalition de gouvernement socio-démocrate-verte-libérale appartient aux mêmes familles politiques européennes que la gauche hongroise, et siège avec elle dans les mêmes groupes parlementaires du Parlement européen. Il demande, par exemple :
« Serait-il, en Allemagne, concevable que la tête de liste d’une coalition d’opposition soupèse en public la proportion de membres d’origine juive dans un parti de gouvernement, ou encore fasse allusion à un conseiller dudit parti (en Hongrie, en l’occurrence : le Fidesz) – mort il y a des années de cela – en le décrivant comme ‘un conseiller juif homophobe vivant marié à un homme’ ? »
(La lettre de Köves ne mentionne pas non plus son nom, mais il est fort probable que Márki-Zay ait voulu parler du conseiller de campagne Arthur Finkelstein, citoyen américain.)
Cette question rhétorique que le rabbin Köves pose au chef du gouvernement allemand, il la pose, entre autres, au sujet des propos tenus par Márki-Zay lors du forum électoral de Fonyód [petite ville de la rive sud du lac Balaton – n.d.t.]. On se souvient que le candidat de la gauche à la fonction de Premier-ministre – y prenant la parole pour soutenir la candidature d’Ádám Steinmetz, issu du Jobbik – a expliqué que la coalition à laquelle il appartient est une « coalition arc-en-ciel », au sein de laquelle sont séparément représentés des libéraux, des communistes, des conservateurs et des fascistes. Au cours de cet événement, Márki-Zay a d’ailleurs ajouté à cela que tous ceux qui ont une colonne vertébrale restent fidèles à leur propre vision du monde.
















Szóljon hozzá!
Jelenleg csak a hozzászólások egy kis részét látja. Hozzászóláshoz és a további kommentek megtekintéséhez lépjen be, vagy regisztráljon!