Pologne – Avec l’arrivée de Joe Biden à la présidence des États-Unis, Varsovie se trouve prise entre le marteau et l’enclume. D’un côté, Bruxelles, Berlin et Paris, libérées du poids britannique, multiplient les ingérences et les pressions politiques et idéologiques sous couvert de « valeurs européennes » et d’état de droit, en réalité dans le but de faire évoluer l’UE vers un modèle quasi-fédéral. De l’autre, Washington, où la nouvelle administration partage les mêmes valeurs « européennes », progressistes et multiculturalistes qu’un Emmanuel Macron ou qu'une Ursula Von der Leyen et privilégie justement le rapprochement avec Bruxelles, Berlin et Paris au détriment des capitales les plus atlantistes du continent, c’est-à-dire Londres et Varsovie.
Vis-à-vis de Londres, le changement d’attitude de l’administration Biden par rapport à la précédente est devenu particulièrement criant quand, au début du mois de juin, la diplomatie américaine a exercé des pressions sur Londres, en faveur de l’UE, dans la dispute qui oppose Britanniques et Européens au sujet du protocole nord-irlandais. Ce protocole impose, suite au Brexit, des contrôles douaniers entre la Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord pour éviter les contrôles terrestres entre les deux Irlande. Son application trop stricte, telle que souhaitée par l’UE, est cause de troubles dans les milieux unionistes nord-irlandais. Les États-Unis de Joe Biden ont même menacé le Royaume-Uni de conséquences sur la possibilité de conclure un accord commercial si Londres ne faisait pas preuve d’un peu plus de souplesse face à l’UE dans ce domaine. C’était inédit.















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