– L’une des questions les plus actuelles est de savoir comment organiser une coexistence des religions permettant à chacun de vivre selon ses propres convictions sans que cela se fasse au détriment des adeptes d’une autre religion. En Europe, on assiste à des incidents extrêmement graves et inquiétants, que, pour notre part, nous aimerions nous épargner. C’est donc là une question que nous souhaiterions mettre à l’ordre du jour, en amenant certains pays à se rendre compte qu’il s’agit d’un problème réel, qu’il n’est pas possible de balayer sous le tapis.
– Il n’est pas certain que l’Europe de l’ouest voie comme un problème ce qui en est un du point de vue hongrois.
– L’Europe s’adonne à un double discours. Dans l’esprit du politiquement correct, beaucoup ont l’impression que de tels problèmes doivent être mis en sourdine. Mais si on regarde autour de soi dans une ville d’Europe de l’ouest, on se retrouve confronté aux problèmes découlant de l’immigration, couronnés par une flambée d’antisémitisme. Le conflit israélo-palestinien, par exemple, s’exporte en Europe de l’ouest, au point qu’on y assiste à des marches antisémites, au cours desquelles des drapeaux israéliens sont brûlés. Ce qui est pour nous inacceptable.
En comparaison de ce qui se passe en Europe de l’ouest, la Hongrie est un havre de paix.
Dans ces pays qui se classent eux-mêmes parmi les démocraties les plus développées, on commet des crimes d’une gravité inimaginable ici. Cela aussi, nous comptons profiter de notre présidence pour le montrer. Outre la promotion du dialogue entre les religions, nous avons aussi parmi nos priorités le projet de faire admettre à l’Europe la réalité de la persécution des chrétiens, très fréquente dans le monde, mais dont la presse mainstream se fait très peu l’écho.
– A propos de ce double discours que vous mentionnez : ces dernières années, le Conseil de l’Europe, à travers son organe consultatif, la Commission de Venise, a à plusieurs reprises condamné la Hongrie dans des affaires d’état de droit et de droits de l’homme. Quelles sont les relations de la présidence hongroise avec la direction du Conseil de l’Europe ?
– Le contact personnel est excellent. Péter Szijjártó a rencontré à plusieurs reprises la secrétaire générale Marija Pejčinović Burić, la commissaire aux droits de l’homme Dunja Mijatović, le président de l’Assemblée parlementaire Rik Daems et le président de la Cour européenne des droits de l’homme Róbert Ragnar Spanó. Nous nous sommes méticuleusement préparés à entretenir avec eux des relations les plus étroites possible, et même si des divergences de vues se présentent, à réussir à en parler. Nous nous sommes efforcés de faire comprendre aux dirigeants du Conseil de l’Europe l’importance qu’il y aurait à parler avec nous des problèmes dont ils pourraient pressentir l’apparition. Nous sommes en mesure de leur dire la réalité de la situation. Par le passé, hélas, nous avons vécu des situations dans lesquelles
nos partenaires, à partir d’information superficielles, influencés par des sources partisanes, ont décidé d’actions qui ne correspondaient pas à la réalité de la situation effective en Hongrie.
Notre ministre des Affaires étrangères Péter Szijjártó, ainsi que la ministre de la Justice Judit Varga, informent régulièrement le Conseil de l’Europe de la réalité de la situation hongroise. Il convient de poursuivre ce travail et de dissiper les rumeurs et les accusations politiquement motivées qui surgissent de loin en loin.
– Parmi les priorités de la présidence hongroise, on trouve aussi la défense des intérêts de la jeune génération. En quoi est-il nécessaire d’accorder une attention particulière à cette question ?
– Notre gouvernement attache une importance extraordinaire à la question de savoir comment vivront les prochaines générations, or le Conseil de l’Europe fournit une plateforme adéquate à la discussion des sujets afférents à cette question. Il ne s’agit pas seulement des jeunes, mais aussi de l’avenir des familles et des opportunités offertes aux communautés roms du point de vue de l’égalité des chances. Il s’agit d’un paquet de mesures complexe, qui présente aussi une grande importance du point de vue du bien-être européen à long terme, étant donné que c’est de nos enfants que dépendra le visage de l’Europe qu’ils devront créer, et la direction dans laquelle ils décideront de poursuivre son développement. La présidence hongroise du Conseil de l’Europe fournira entre autres une bonne occasion de faire avancer cet agenda.
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