– Et qu’a répondu la présidente Von der Leyen a votre accusation ?
– Comme elle ne risquait pas de reconnaître que j’ai raison, elle s’est mise à parler du rôle de la Cour de justice de l’Union européenne. Mais je vais vous donner un autre exemple : le Parti populaire européen envoie une délégation en Pologne, et l’eurodéputé dirigeant la délégation, l’espagnol Esteban González Pons, déclare publiquement, sans la moindre gêne, que le but de la délégation est d’aider les Polonais à changer de gouvernement. C’est tout simplement scandaleux.
– Il reste moins d’une semaine avant la sentence que doit rendre la Cour de justice de l’UE dans l’affaire du texte sur l’état de droit. Quelles sont vos prévisions ? D’après de récentes rumeurs, le Parlement européen pourrait lui aussi très vite commencer à débattre de cette sentence – ce serait, en pratique, une question d’heures.
– N’est-ce pas ridicule ? Ils pourraient au moins attendre la publication de la motivation écrite. Là aussi, on voit bien que la gauche part du principe que la Cour va confirmer la validité de ce texte. C’est d’ailleurs une certitude que je partage.
« Il y a déjà belle lurette que je ne me fais plus aucune illusion sur les compétences du tribunal de Luxembourg. Il agit exactement comme la Commission et le Parlement : tous s’efforcent de contourner la lettre des traités. »
En pratique, il n’existe pas de procès qui déboucherait sur une décision de la Cour de l’UE allant à l’encontre des institutions de l’Union. Elle défend systématiquement ces institutions. Et ce n’est pas maintenant que cela risque de changer.
– Si la légalité du texte en question est confirmée, cela ouvre la possibilité de sanctionner certains pays en réduisant les fonds européens qui leur sont versés. Entre-temps, les plans de relance de la Hongrie et de la Pologne sont, eux aussi, en attente d’approbation. Cette semaine, on a aussi vu la Commission européenne annoncer qu’elle compte soustraire quinze millions d’euros aux fonds européens destinés à la Pologne – en dépit de l’accord intervenu entre-temps avec les Tchèques dans l’affaire de la mine de Turów. De quelle marge de manœuvre dispose Varsovie ?
















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