La position du gouvernement n’est pas fondée sur des principes idéologiques ou sur des sentiments personnels, de quelque nature qu’ils soient.
Ces dernières années, la Hongrie a fait de grands efforts pour amener son budget à l’équilibre. Ces efforts ont été couronnés de succès : avant la pandémie et la crise mondiale qu’elle a provoquée, notre pays avait atteint un rythme de développement enviable, offrait de plus en plus d’emplois, des salaires de plus en plus élevés, et attirait de plus en plus d’investisseurs étrangers. Or la politique fiscale a joué un rôle-clé dans l’obtention de ces résultats – plus précisément, le fait que la Hongrie – profitant de sa souveraineté économique – a continuellement réduit ses taux d’imposition, de telle sorte que cela fait, par exemple, déjà quelques temps qu’elle prélève l’impôt sur les sociétés le plus bas de toute l’Union européenne. Or ce bas niveau de prélèvements a favorablement influencé le choix de plus d’un investisseur gagné par notre pays.
La Hongrie ne renoncera pas à son droit de décider de ses impôts – qui est l’un des éléments les plus importants de sa souveraineté économique. »
– Même si ce refus amène éventuellement à une confrontation entre le gouvernement hongrois et le président fraîchement élu des Etats-Unis ?
– « Le projet d’impôt-plancher mondial sert les intérêts de plusieurs grandes puissances économiques à forte pression fiscale. Comme elles abordent la compétition fiscale internationale avec un handicap, elles sont gênées par les États qui, tout en favorisant la transparence des règles et en affichant de bons résultats de développement, ne prélèvent pas beaucoup d’impôts.
Dans la compétition internationale qui fait rage pour capter les investissements, ces grandes puissances espèrent gagner en retirant aux autres pays le droit de décider librement de leur stratégie.
Or cela, nous ne pouvons y consentir en aucun cas, même si cela implique éventuellement d’avoir à contrarier Joe Biden. Conformément à ses habitudes, le gouvernement hongrois s’efforce, cette fois aussi, de conserver de bonnes relations avec le pouvoir américain, mais les intérêts d’un autre État ne peuvent pas primer sur les intérêts hongrois. Le gouvernement ne pouvant pas tolérer d’amputation de la souveraineté financière hongroise, il devra se battre pour conserver la plus large autonomie possible dans le domaine économique. »
















Szóljon hozzá!
Jelenleg csak a hozzászólások egy kis részét látja. Hozzászóláshoz és a további kommentek megtekintéséhez lépjen be, vagy regisztráljon!